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Sassou ne contrôle plus rien : un « cancre » à la direction du Port de Pointe-Noire

Article publié le : 27/10/2013
Auteur: Christelle Mitia
 


Serge BOUYA


Quelle mouche a donc piqué Denis Sassou Nguesso pour nommer Serge Bouya comme directeur général adjoint du port autonome de Pointe-Noire ? Au-delà de l’équilibre géopolitique (les deux directeurs étant ressortissants de la même région) dont les dividendes rapportent généralement gros aux décideurs, la promotion de Serge Bouya, concluent hâtivement certains observateurs, prouve que le chef de l’Etat ne contrôle plus rien.

Depuis la nomination de Serge Bouya au poste de directeur général adjoint du port autonome de Pointe-Noire, les travailleurs de cette structure publique font grise mine. Comment le président de la république, qui a un meilleur jugement de la qualité des ressources humaines, peut-il se tromper autant de fois dans le choix des personnes à des postes jugés sensibles ? S’interroge-t-on aussi bien à Brazzaville qu’à Pointe-Noire. Depuis le retour aux affaires de Denis Sassou-N’guesso en 1997, il est des nominations contestables que le chef d’Etat a avalisées, mais celle de Serge Bouya soulève plus de passions et de déchirements qu’aucune autre. Non parce que le port autonome de Pointe-Noire est une affaire juteuse. Mais parce que le « malheureux » nominé est reconnu pour son manque d’aptitudes intellectuelles à assumer une telle responsabilité, disent de lui ses détracteurs. « C’est un cancre », concluent-ils sans sourciller. Une accusation d’autant plus fondée que Serge Bouya serait taxé d’infatué.

Recruté en 2004-2005 au port de Pointe-Noire, sur la base de son baccalauréat, Serge Bouya a dû bénéficier du coup de pouce de son frère ainé, Jean Jacques Bouya, alors président du conseil d’administration du port autonome de Pointe-Noire cumulativement avec ses fonctions de délégué général aux grands travaux.

Tel un météore, la nouvelle recrue est envoyée en France dans le cadre d’une bourse que lui accorde illico presto la direction générale du port. Jean Marie Agnielé, son directeur général, s’assouplit devant Jean Jacques Bouya tel un enfant de cœur devant le prêtre, pour inscrire le benjamin de la famille Bouya à l’institut de gestion portuaire de Dunkerque. Comme on ne triche pas avec la connaissance, le jeune Bouya Serge est renvoyé à ses chères études dès son premier contact avec les rudiments de sa spécialité.

Là-bas, on ne connaît pas la fameuse formule en vogue dans les laboratoires de tricheries au Congo : « l’aide aux pays amis, madesou ya bana, coopération sud-sud… ». Pauvre Bouya ! « Je ne veux plus aller à leur école », ainsi aurait-il repris en refrain le ver cher à Aimé Césaire, l’un des pères de la négritude. En avait-il le choix, d’autant qu’il ne comprenait rien aux exposés des professeurs blancs ? Le congolais avec son sens de l’humour spécule que Serge Bouya prenait l’exposé de son professeur pour la langue indigène, tandis que ce dernier prenait ses écrits pour du charabia. C’est un peu exagéré lorsqu’on sait que le nouveau Dga du port de Pointe-Noire parle français, peut-être pas comme un français de France, mais comme un jeune congolais qui a épousé une kinoise comme deuxième femme.

Après avoir longtemps flâné dans les rues de Dunkerque, le jeune Bouya est obligé de rebrousser chemin. Une contrainte rendue d’autant plus possible que l’institut de gestion portuaire de Dunkerque, sur la base de l’incapacité intellectuelle de son étudiant congolais, notifie à la direction générale du port quelle est dans le regret de constater son inefficacité à assurer la formation de Serge Bouya. La queue entre les jambes, ce dernier rentre à Brazzaville sans tambour ni trompette. Invisible du côté de Pointe-Noire, il s’improvise homme politique auprès de Christel Denis Sassou-N’guesso pour animer le PJR (pôle des jeunes républicains).

On le voit, écharpe autour du cou et arborant un sombrero mexicain, occuper les feux de la rampe aux côtés de Privat Germain Ndeket (actuel maire de Talangaï) et de Henri Zouniaba (actuel député). Eux au moins peuvent se targuer, d’être nantis d’une maîtrise en sciences économiques pour le premier, et d’une licence en communication pour le deuxième. Entretemps, le capitaine de vaisseau (colonel à la marine) Jean Marie Agnielé suspend le salaire du déserteur tout en essuyant, au passage, le courroux redoutable de son président du conseil d’administration. N’empêche. Serge Bouya bénéficie de l’onction de son parrain Denis Christel Sassou-N’guesso pour s’offrir la circonscription de Ouenzé 2 dont-il devient député en 2007. Il se présente à nouveau dans la même circonscription en 2012 et proclame haut et fort « que vous me votiez ou pas, je serai toujours député ». Peine perdue ! Serge Bouya est battu à plate couture ! « Sassou n’a-t-il pas trouvé une autre compétence que ce cancre là ? », s’interroge-t-on dans certains salons huppés de Brazzaville.

Cette question vaut son pesant d’or, surtout qu’en matière d’équilibre départemental, le chef de l’Etat, affirment certains observateurs, aurait été peu sourcilleux voire moins précautionneux. D’autres, plus critiques, vont même jusqu’à se demander si le chef de l’Etat contrôle encore les nominations des hauts cadres chargés de l’administration publique. Par l’affirmative, l’unanimité semble se dégager sur la fausse mais vraie nomination de Serge Bouya au port autonome de Pointe-Noire. Ainsi va la république sous Sassou-N’guesso où les cancres sont récompensés et les compétents obligés de vendre des cacahouètes ou de devenir les mendiants de la république, s’enflamme, sous couvert d’anonymat, un homme politique proche du PCT.


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